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Notre église au fil des siècles

Extérieurement, l'église Saint-Germain de Fontenay-le-Fleury offre une vue homogène assez commune aux églises anciennes : pierre taillée aux angles et pierre tout-venant pour le remplissage. À l'intérieur, par contre, différents styles indiquent les vicissitudes qu'elle a connues. Le chœur, qui forme l'oratoire primitif, existe dès le milieu du XIe siècle (première mention écrite en 1084) et est bâti par les moines bénédictins de Marmoutier. Ceux-ci défrichent alors la plaine alentour et exploitent une métairie qui jouxte l'oratoire. Cet ensemble passe à l'abbaye St-Magloire puis au prieuré de Notre-Dame-des-Champs, de Paris, au cours du XIIe siècle, époque où est créée la paroisse de Fontenay-le-Fleury. Cette métairie ou ferme, est détruite en 1966 pour faire place à la résidence Montaigne. Une première extension est faite au milieu du XIIIe siècle en style gothique.

Au cours du XVe siècle, pour répondre au développement démographique (et ce malgré la guerre de Cent Ans), une extension importante est réalisée. Elle consiste en la construction d'une nef et d'un bas-côté, suivie de l'érection d'un clocher. Cet agrandissement est réalisé en style gothique. L'église est détruite, en partie, dans la seconde moitié du siècle par un incendie allumé peut-être par une des factions en campagne : Anglais, Armagnacs ou Bourguignons qui ravagent la région.

La reconstruction de l'édifice a lieu au début du XVIe siècle. À cette occasion, la nef est élargie et la voûte refaite en berceau. Ce qui constitue un retour technique en arrière mais certainement une solution plus économique. Le diocèse de Chartres devait avoir pas mal d'églises à reconstruire ou réparer. La cloche est fondue et mise en place en 1529 : « fus faicte pour Saint-Germain de Fontenay-le-Fleury et nommée Germaine. Cornouaille curé dudit lyeu et Aubry et Caradin marguilliers » dit son inscription. C'est la plus ancienne cloche du département des Yvelines et est classée monument historique en 1995. Elle est en bronze et pèse environ 600 kg.

Lors de la Révolution, en 1792, le culte catholique est interdit et l'église devient le temple de la Raison, mais aucune cérémonie n'y est célébrée. L'édifice sert de salle de réunion à la nouvelle municipalité qui ne possède pas encore de mairie.

Avec la Restauration et le Second Empire, l'Église reprend une place prépondérante dans la société française. Monsieur Barthe, propriétaire du château de Fontenay, est un ami de Napoléon III. Il est ministre de la Justice et des Cultes, entre autres, et obtient de l'empereur divers subsides pour réparer l'église. La façade présente alors un motif dentelé identique à celui de la Chapelle Saint-Jean. Ce motif disparaît lors d'un ravalement effectué avant la guerre de 1914-1918.

De nombreux travaux d'entretien et de réparations jalonnent l'histoire de notre église. On peut citer : 1627, 1824, 1859, 1925, 1944, 1966 et 1994. Malgré toutes ces interventions, l'ensemble, vu de l'intérieur, présente une remarquable harmonie. Roman et gothique s'accordent parfaitement. Architecture sobre et massive qui accepte heureusement le mobilier moderne qu'elle a reçu en 1966. À cette date, l'église est restaurée grâce à une souscription publique, sous l'impulsion du Père André Borioli alors que s'achève la résidence du Parc Montaigne apportant à la commune plus de mille foyers nouveaux. Tous les ornements muraux disparaissent. Par contre, une dalle mortuaire est découverte au pied du clocher. Elle est fixée, depuis, contre la muraille près de l'entrée. Elle date du XVIe siècle et porte les armes de la famille de Gondi dont la commune de Villepreux était l'un des fiefs.

D'autres travaux ont été nécessaires à la suite des bombardements alliés de 1944, sur Saint-Cyr, qui ébranlèrent l'édifice. les vitraux étaient presque tous détruits et la voûte effondrée en plusieurs endroits.

Parmi le mobilier et les accessoires, citons le tabernacle en bois doré du XVIIIe siècle ainsi que la chaire. L'autel, les fers forgés et le baptistère en grès sont récents et viennent des ateliers J. Martin. Le chemin de Croix est dû au ciseau du frère Yves, moine à la Pierre-qui-Vire, dans l'Yonne et se situe dans le cloître du presbytère. La première marche à l'entrée du presbytère est un ancien autel.