DOMINICALES 488 – LA PENTECÔTE : SOUS LE FEU DE L’ESPRIT SAINT

Cinquante jours après la grande fête de Pâques où nous avons célébré Dieu qui nous sauve. Quarante jours après que nous ayons célébré le Christ qui remonte au ciel. Ce dimanche, nous célébrons la fête de la Pentecôte. Le chiffre 50 dans la culture juive renvoie au temps du jubilé : la fête par laquelle nous faisons mémoire de l’œuvre de Dieu dans nos vies. Ce jubilé se fait de manière particulière puisque le Seigneur permet aux apôtres de faire entendre l’évangile dans toutes les langues.

Cet évènement trouve son écho dans l’ancien testament quand nous entendons le passage de la tour de Babel. Les hommes parlaient une même langue et étaient unis, ils travaillèrent ensemble pour bâtir une tour qui leur permettrait de monter au ciel. Cela semble contrarier Dieu. Dieu ne voudrait-il pas que sa création le rejoigne ? Qu’elle soit en paix ? Dieu préférerait-il donc que sa création soit divisée et dispersée sur toute la terre ?

Non, et c’est pour cela qu’il a envoyé son Fils : « J’attirerai à moi tous les hommes » (Jn 12, 32). C’est pour cela que le Fils envoie l’Esprit-Saint sur ses apôtres. Il fallait donc que la création se mette au rythme de Dieu pour collaborer à l’œuvre du Créateur. L’enjeu est bien de mettre à la première place la grâce divine. Nous sommes invités à ne pas tant mettre en avant nos propres projets et nos forces, mais plus à collaborer à l’œuvre de Dieu. Ainsi, aujourd’hui nous avons la joie de fêter le don de l’Esprit-Saint sur les apôtres. Nous pouvons également penser au don de l’Esprit-Saint que nous recevons en particulier pendant le sacrement de la confirmation, qui nous rend actif dans le monde et dans l’Église.

Et moi ? Où en suis-je dans ma relation à l’Esprit Saint ? Ai-je reçu le sacrement de confirmation ? Si je l’ai reçu : quelle fécondité produit-il en moi ? Qui m’aide à discerner cette fécondité ? Ne restons pas indifférents à l’Esprit Saint en nous.

                                                                                                                              p. Serard+, curé