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EDITO DU 4 OCTOBRE 2026 – Une histoire de vigne

Dans la première lecture, le psaume et l’évangile que nous entendons ce dimanche, il y a un point commun : la vigne.

Pour le prophète Isaïe, cette vigne est un bien tellement précieux qu’il l’utilise comme image pour évoquer la valeur du peuple que Dieu s’est choisi : Israël (cf. Is 5, 7). Le psalmiste parle de cette vigne prise à l’Égypte (en référence aux Hébreux libérés par Moïse), et il implore la protection de Dieu sur cette vigne.

L’évangéliste saint Matthieu se souvient d’un enseignement de Jésus où il s’agit de protéger cette vigne pour lui permettre de porter beaucoup de fruit. Mais il faut des ouvriers pour travailler à cette vigne et récolter le fruit.

Après les serviteurs qui ont été maltraités, c’est au tour du fils d’être envoyé par son père pour recevoir le fruit de la vigne. Contrairement à ce qui était prévu (le maitre espérait que les gérants respecteraient son fils par le lien qui l’uni à lui) ce fils est tué par ceux qui veulent récupérer l’héritage. Ce calcul ne peut pas être juste, il ne peut en rien s’agir d’un héritage.

Par le mystère de l’incarnation, toute l’humanité se comprend comme étant cette vigne, la promesse de faire partie de cette vigne est élargie à toute personne humaine. Le Père nous a envoyé son Fils unique pour recevoir comme le fruit de la vigne que nous sommes.

Prenons conscience que nous sommes le bien le plus précieux de Dieu, Il veut prendre soin de nous.

Pour reprendre les mots du pape Léon XIV, lors de sa récente visite : « oui, Jésus vous a beaucoup donné… Et il veut, dans son amour, vous donner encore ».

Nous pouvons rendre grâce pour ce que nous recevons par sa miséricorde.

                                                                                                                              p. Serard+, curé