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Edito du 27 septembre 2026 – Connaissez-vous Saint Dysmas ?

Dieu ne vit pas dans le temps (cf. saint Augustin, Confessions XI). Le temps est une création de Dieu, c’est même une de ses premières créations. Nous ne nous en rendons pas toujours compte, mais nous ne sommes pas faits pour vivre cette contrainte du temps, notre avenir sera dans l’éternité de Dieu. Cette réalité échappe à notre condition apparente et même à notre imagination car nous n’avons, normalement, aucune expérience de cet état.

Nous faisons, depuis notre plus jeune âge la désagréable expérience de l’erreur. Parfois nos impressions ne correspondent pas à la réalité, notre intelligence n’aboutit pas à un bon raisonnement. Bref, nous pouvons nous tromper. Certaines erreurs ont peu d’influence dans notre vie, d’autres sont beaucoup plus graves.  Certaines de ces erreurs peuvent conduire à commettre des péchés. Mais le temps permet de reconnaitre nos erreurs et de changer. S’il nous faut assumer nos erreurs ici-bas, pour ce qui est de la vie éternelle les choses sont différentes. Ne pouvant pas aller au ciel par nos propres forces, il nous faut compter sur la miséricorde de Dieu et les mérites du Christ mort sur la croix et ressuscité.

Dans notre condition terrestre actuelle, nous faisons l’expérience du temps qui nous fait reconnaitre que nous nous sommes trompés, que nous pouvons regretter cette erreur et rechoisir la vie. C’est l’expérience qu’a fait saint Dysmas, mieux connu comme étant le bon Larron (même si son nom n’est pas mentionné), qui, sur la croix, à la fin de sa vie terrestre, a reconnu ses péchés (dont nous ne connaissons pas réellement la gravité), les a regrettés, et a imploré la grâce divine : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » (Jn 23, 42).

N’attendons pas l’extrémité de notre vie pour nous convertir, et demandons à Dieu de faire grandir en nous cette espérance dans le temps qui nous est imparti.                                                                                                                               p. Serard+, curé