En une nuit, nous passons de notre action de grâce pour tous les saints, ceux proclamés par l’Église, et plus encore ceux que nous ne connaissons pas, à la commémoration des fidèles défunts, c’est-à-dire que nous faisons mémoire, souvent dans la peine, de nos proches qui ne sont plus à nos côtés.
Le 1er novembre, nous exprimons notre conscience que la miséricorde divine est infiniment plus grande que ce que nous pouvons connaître ou imaginer.
Le 2 novembre, l’Église se souvient de ceux qui sont décédés.
Selon son étymologie, le mot « défunt » désigne ceux qui ont accompli leur vie.
Ces deux jours se retrouvent sur un point : l’espérance qui nous est donnée par le baptême. Il ne s’agit pas de célébrer une seconde fois leurs obsèques mais de formuler une prière d’intercession, pour que, par grâce, Dieu les accueille.
Par le baptême, la joie de la vie éternelle nous est offerte.
Le baptême est marqué par quatre signes : l’eau, le saint Chrême, le vêtement blanc et la lumière. Ces quatre signes sont soit présents, soit évoqués lors des obsèques. Le cierge pascal et l’eau sont présents dans les deux célébrations ; le vêtement blanc est évoqué par le cercueil sur lequel un crucifix a été, si possible, apposé. Le saint Chrême, ne pouvant plus être appliqué, est évoqué dans l’encensement.
Ces deux jours nous invitent à une même prière : rendre grâce pour les saints, connus et inconnus, et confier à Dieu nos défunts, afin qu’il les accueille dans sa lumière. p. Serard+, curé

