Aller au contenu

Edito du 8 novembre 2026 – Jésus, l’auteur de théâtre.

Sommes-nous plutôt prévoyants ou plutôt insouciants ? L’Évangile que nous lisons ce dimanche pourrait être facilement mis en scène pour une pièce de théâtre.

Pour cette pièce il nous faut 10 comédiennes équipées de lampes à huile pour prendre les rôles des 5 jeunes filles prévoyantes qui ont avec elles des recharges d’huile pour leurs lampes et 5 jeunes filles insouciantes qui n’ont pas pensé à prendre des recharges d’huile, et un comédien qui jouera le rôle, mystérieux, de l’époux.

Maintenant, il y a un choix dans la mise en scène. L’auteur de la pièce change de vocabulaire au milieu de sa pièce ce qui laisse de la place à l’imagination des metteurs en scène.

Au début de la pièce il y a les prévoyantes et les insouciantes, puis il y a celles qui sont prêtes et les autres. Le premier choix peut être de considérer que les jeunes filles prêtes sont les prévoyantes qui accueillent l’époux pendant que les insouciantes ont quitté le lieu où elles attendaient pour aller acheter de l’huile. Une fois revenues, elles ne sont pas les bienvenues car elles n’étaient pas là quand l’époux est arrivé. Elles sont condamnées à rester dehors. Le second choix peut être d’imaginer qu’en prenant le risque de sortir de la pièce où elles étaient, de nuit sans lampe en espérant trouver un marchand d’huile pour leurs lampes. Elles rencontrent l’époux, alors elles peuvent entrer avec lui dans la salle des noces. Ce seraient donc elles, les insouciantes qui sont considérées comme « prêtes ».

Voici deux mises en scène différentes qui respectent le texte de l’auteur. Dans cette pièce, quel est notre rôle (le rôle de l’époux est déjà pris par le Christ) ? Voulons-nous être une insouciante ou une prévoyante ? Les deux ! Essayons de vivre de manière prévoyante en accueillant l’enseignement de l’Église qui nous fait suivre le Christ en répondant à la vocation de notre baptême. Et demandons la grâce de l’audace que nous donne l’Esprit-Saint pour aller là où nous n’irions pas naturellement.

Enfin il y a la morale donnée par l’auteur « veillez ». Jésus ne donne raison ni aux unes ni aux autres, en effet, les deux se sont endormies. Alors veillons dans la prière !

                                                                                                                              p. Serard+, curé