La finale de l’Évangile est sans équivoque : le Fils de l’homme viendra ! Cette Bonne Nouvelle se suffit à elle-même.
Nous pouvons cependant nous interroger sur l’accueil personnel que nous faisons à cette affirmation. La nouvelle année liturgique, avec le temps de l’Avent, nous convoque à nous questionner, chaque année, sur la venue de notre Seigneur.
Nous le savons, nous le proclamons à chaque messe lors de l’anamnèse :
« Christ est venu ! ».
Nous le savons, nous le proclamons dans l’action de grâce de notre prière :
« Christ est là ! », présent au cœur de notre vie.
Nous le savons, nous le lisons dans l’évangile de ce premier dimanche de l’Avent :
« Christ reviendra ! le Fils de l’homme viendra ».
À force de se répéter, chaque année, cette affirmation de la venue de notre Seigneur alors qu’Il est déjà venu sur notre terre, qu’Il est présent au cœur de notre vie, celle-ci peut sortir de notre oreille aussi vite qu’elle y est entrée.
C’est pourtant ce que le temps de l’Avent nous invite à vivre en préparant encore et encore sa venue.
La couleur liturgique du violet, celle de la conversion, peut nous aider à repartir dans cette dynamique. Une conversion en lien avec nos 3 missions baptismales et les 3 venues de notre Seigneur.
Tu es venu ! Relire les pages de l’évangile avec un regard neuf sur le Christ, regard purifié de nos images toujours partielles de Jésus. Entendre ce qu’Il a de renouvelé à me dire pour le dire aux autres. C’est la mission prophétique du baptisé.
Tu es là ! Nous le savons, les pauvres sont le visage du Christ. Prendre soin des pauvres rend présent le Christ dans ma vie. C’est la mission royale du baptisé.
Tu reviendras ! Que notre prière devienne de plus en plus ardente pour gravir la montagne du Seigneur et faire advenir le règne de Dieu. Telle est notre mission baptismale de prêtres.
Bonne entrée en Avent ! Bonne année ! Car le Fils de l’homme viendra.
Pierre-Emmanuel SPAGNOL, diacre.
