L’image des noces, dans l’Évangile de ce dimanche, invite chaque baptisé à vivre avec le Seigneur une relation d’alliance, une relation sponsale. Or, pour se marier, il faut être deux ! Cette lapalissade nous aide à comprendre la fin de la parabole, qui a de quoi nous heurter : pourquoi cet invité, pourtant présent aux noces, est-il jeté dehors ?
Il ne porte pas le vêtement de noce. Il est là, mais il ne semble pas vouloir entrer vraiment dans la fête. Son silence le confirme : le roi l’appelle pourtant « mon ami », et il ne répond rien. Un mot d’explication, de regret ou d’excuse aurait sans doute tout changé.
Une relation se vit à deux. Chacun faisant sa part du chemin vers l’autre, pour dire son amour ou reconnaître ses manques d’amour. Depuis la création, le Seigneur ne cesse de nous dire son amour infini, à chacun personnellement. Peut-être lui avons-nous déjà répondu au cours de notre vie. Sans doute même puisque vous lisez l’édito de la feuille paroissiale. En participant à l’Eucharistie chaque dimanche nous y répondons également.
Mais notre réponse est-elle toujours à la hauteur de son amour pour nous ? Une chose est certaine : le silence n’est pas la bonne réponse.
En ce mois d’octobre, avec Marie, redisons chaque jour au Seigneur notre «oui», nos mercis et nos regrets.
Pierre-Emmanuel Spagnol, diacre.

