Jean-Baptiste proposait un baptême de conversion, c’est-à-dire que, lorsque quelqu’un venait à lui, c’était pour signifier physiquement son désir de se tourner vers Dieu.
Jésus, que nous connaissons comme vrai Dieu et vrai homme, n’a pas besoin de baptême ; pourtant, il réclame d’être baptisé.
Lors de ce baptême, Jésus est proclamé Fils de Dieu par la voix du Père et par le signe de l’Esprit Saint.
Jésus, quelques instants avant son Ascension, demande à ses disciples de faire des disciples et de les baptiser « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (cf. Mt 28, 19). Ce n’est plus un baptême de conversion où les hommes cherchent à gagner le ciel par leurs propres forces et efforts, mais un événement qui engage toute une vie à se laisser conduire par la grâce de Dieu : notre salut ne se réalise pas par nous-mêmes, mais par l’œuvre de Dieu.
Au moment de notre baptême, Dieu nous associe au Christ en croix, et nous donne le même héritage que le Christ, à savoir la sainteté. En célébrant le baptême du Seigneur, nous nous trouvons à la triple charnière des mystères de l’Incarnation, de la Passion et de la Résurrection : Dieu, en entrant dans le temps, nous ouvre les portes de l’éternité.
Nous pouvons alors nous demander : si Dieu nous a sauvés, pourquoi sommes-nous encore dans nos conditions actuelles, soumis aux tentations et capables de pécher ? Parce que vivre dans le temps nous laisse le temps de nous attacher à Dieu en suivant le Christ.
P. Louis SERARD, curé+
