Saint Jean-Baptiste et saint Jean ont un souci en commun : celui de nous orienter vers Jésus. En effet, et nous l’entendons ce dimanche, l’évangéliste se rappelle, au début de l’évangile qu’il rédige, des mots du prophète « Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu » (Jn 1, 34) et il conclut son même évangile par ces mots : « C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai. Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait. » (Jn 21, 24-25).
Le prophète et le disciple ne sont pas là pour faire de longs discours, ni pour exposer de grandes théories. Ils sont donnés, par Dieu, au monde, avec des charismes particuliers pour rendre le témoignage de ce qu’ils ont vu et entendu, et attirer notre attention sur la présence de Dieu ou ses œuvres.
Cette mission, nous la partageons par notre baptême : nous nous reconnaissons disciples parce que nous sommes configurés au Christ-Prophète, qui proclame que « le règne de Dieu est tout proche » (Mc 1, 15). Comme le précurseur et l’apôtre, il nous faut rechercher la présence de Dieu et son œuvre dans nos vies pour annoncer au monde que le Père nous aime jusqu’à réaliser sa promesse : la mort n’aura pas le dernier mot, il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Le temps ordinaire, dans l’année liturgique, commence par le baptême du Christ : c’est pour nous l’occasion de redire au monde notre ferme espérance selon les charismes personnels que nous avons reçus.
P. Louis SERARD, curé+
