Jean, dans le sein de sa mère, jubilait lorsque Marie, enceinte de Jésus, venait annoncer les merveilles de Dieu à sa cousine. Si, même in utero, Jean était capable de reconnaître en Jésus le Messie, alors il nous faut comprendre la question qu’il envoie porter à Jésus non pas comme un doute mais comme un envoi : « Es-tu celui qui doit venir,
ou devons-nous en attendre un autre ? ».
Malgré sa condition de prisonnier, Jean nous fait aller à la rencontre du Christ. Il nous encourage à nous mettre à l’écoute des témoignages des rencontres avec le Christ.
Retenons les signes que Jésus nous demande de repérer : «Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle ».
Si nous voulons annoncer la venue du Christ, comment pourrions-nous attirer le regard de nos contemporains vers Sa venue ? Deux axes complémentaires s’ouvrent.
Le premier axe est le témoignage qui exige l’examen de conscience, c’est-à-dire la recherche de l’œuvre de Dieu dans nos vies : entendons pour nous-même cet appel du Christ à témoigner de Son œuvre dans nos vies, quand Il nous fait recouvrer la vue, quand Il rétablit nos membres…
Le second axe nous invite à une grande humilité : l’action du Christ est réelle, mais bien souvent discrète. En effet, Dieu tout puissant S’incarne dans la discrétion d’une famille errante, dans une grange, reconnu uniquement par des bergers ou des étrangers.
Avant d’être témoignages, ces deux efforts nous sont peut-être d’abord destinés, pour nous préparer à célébrer la naissance du Christ.
Père Louis Serard, Curé+
