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Edito du 22 mars 2026 – Jésus : vrai Dieu et vrai homme

Jésus semble tiraillé entre son humanité et sa divinité.

Au commencement de ce passage de l’évangile, saint Jean témoigne de la volonté divine de Jésus, en annonçant que la maladie de Lazare ne peut conduire à la mort. Elle doit permettre de manifester la gloire et la puissance de Dieu, et révéler la divinité de Jésus.

Le choix de Jésus est d’attendre deux jours.

Alors qu’il savait, par sa divinité, que Lazare était mort, il décide d’aller, en apparence, se recueillir sur la sépulture de son ami. Arrivé à Béthanie, Jésus ne semble plus aussi froid, si bien que saint Jean et les autres témoins de la scène, ce qui n’est pas fréquent, relèvent l’expression des sentiments de Jésus : « Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé » ou encore un peu plus loin : « Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » 

Jésus exprime des sentiments humains qui semblent, en apparence, si loin de la toute-puissance divine que l’on imagine parfois inébranlable.

Puis Jésus va plus loin que la remarque des quelques personnes présentes qui se disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » C’est alors qu’il manifeste sa divinité : par la puissance divine, la mort n’aura pas le dernier mot ! Même quand tout semble fini, Jésus nous montre que rien n’est impossible à Dieu. Même la mort, qui semble faire partie de notre humanité, n’est plus une frontière de la vie.

Par notre baptême, nous avons déjà fait l’expérience de la mort, et Jésus nous fait déjà la grâce de participer à notre résurrection, même si cela ne se voit pas encore.                                                                                                        

Père L. SERARD, Curé