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 » Ne soyez pas Bouleversés ! « 

Nous sommes tous, à un moment ou à un autre de notre vie, confrontés à l’expérience de la mort d’un proche. Plus la personne est proche, plus nous pouvons être troublés par l’émotion qui nous submerge. Nous pourrions nous dire que les paroles du Christ que nous entendons ce dimanche auraient été plus à-propos pendant la semaine sainte. Pendant le temps pascal, nous sommes invités à relire les enseignements de Jésus à la lumière du mystère pascal.


Entendre ces mots en faisant mémoire de la passion, de la mort et de la résurrection du Verbe incarné, fait grandir en nous notre espérance. La mort a été vaincue, la Vie a triomphé de la mort. Le Fils de Dieu prend avec lui notre humanité pour que nous puissions, nous aussi, traverser la mort. Il est donc le Chemin qui nous conduit à la Vie qui nous est promise et qui nous permet de contempler la Vérité divine, c’est-à-dire de voir Dieu tel qu’Il est.


Par le baptême, Jésus nous fait semblable à lui, pour hériter avec lui de la Vie. Par le baptême, la Vie éternelle nous est offerte, même si nous ne la connaissons pas encore parfaitement. La mort reste, pour nos conditions de vie, inévitable. Lors de la célébration d’obsèques, nous retrouvons les quatre signes du baptême, soit présents, soit évoqués. Ainsi nous retrouvons le cierge pascal et l’eau, mais encore le vêtement blanc qui est remplacé par la croix et, éventuellement les fleurs, sur le cercueil ; et l’encens nous rappelle le Saint-Chrême. Par les obsèques, nous célébrons l’accomplissement du baptême.


Dans cet état d’esprit, nous pouvons dire, avec sainte Elisabeth de la Trinité, cette prière : « Pacifiez mon âme, Faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos ; que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice. »

p. Serard+, curé