Jésus proclame les louanges et la gloire du Père. Nous pouvons nous demander comment bénéficier de cette révélation surnaturelle.
Trois modèles s’ouvrent à nous, qui peuvent stimuler notre conversion.
Le premier de ces modèles est saint Matthieu se souvenant de l’enseignement de son maître, le Christ, dans ce qu’on appelle les béatitudes : « heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! » (Mt 5, 8). Les petits sont ceux qui ont le cœur pur des enfants, pris à plusieurs reprises en modèles par Jésus, celui qui dépend totalement de ses parents, nous rappelant que nous dépendons du Père éternel.
La deuxième est la vierge Marie. Le « oui » de Marie (cf. Lc 1, 38), fait résonner particulièrement le « oui, Père ! » (Mt 11, 26). Marie a bénéficié des mérites du Christ dès sa conception, pour lui permettre de contempler le Fils, parfaite image du Père éternel. Jésus chante les louanges parce que Marie, comme les petits, a pu réellement voir le Père en méditant les mystères du Fils.
La troisième est la vie monastique. Nous ne sommes pas tous appelés à la vie monastique. La vie monastique doit être comprise dans sa démarche provocatrice. Comment le Seigneur peut demander à des hommes et des femmes de vivre « à côté » du monde. S’ils vivent « à côté » du monde c’est pour être libérés de certaines charges pour chercher Dieu. Le pape Benoît XVI, nous pouvons (devons) le réentendre, nous rappelait dans le discours au Collège des Bernardins en 2008 que la mission des moines et moniales est d’abord le « quaerere Deum » la recherche de Dieu.
Peut-être, un quatrième modèle peut nous stimuler : le bon larron. Il demande à Jésus la grâce de pouvoir être avec lui au paradis, nous sommes tous faits pour cela, car c’est le lieu où nous contemplerons parfaitement la Gloire de Dieu, but de notre vocation, ce que nous recherchons.
Nous sommes faits pour le ciel, et c’est pour cela que Jésus Jubile.
Père L. Serard, curé+
