En ce dimanche, nous fêtons le don du Saint-Sacrement. Nous appelons ainsi le mystère de l’Eucharistie que nous célébrons à chaque messe. Peut-être que le fait de célébrer quotidiennement ce don de Dieu finit par nous le rendre banal, ce qui serait regrettable. Cette célébration particulière doit nous aider à prendre davantage conscience de l’importance de ce don de Dieu.
Le mot « eucharistie » est, en lui-même, un mystère, au sens d’une réalité que nous n’aurons jamais fini d’approfondir. « Eucharistie » se traduit par « action de grâce ». En célébrant la messe, nous entrons dans la prière d’action de grâce que Jésus adresse au Père éternel. Nous pouvons remarquer que la plupart des oraisons de la messe, ainsi que toutes les prières eucharistiques, s’adressent au Père.
Lors de la prière eucharistique, le Fils de Dieu, accueilli dans notre humanité il y a vingt siècles, continue de se rendre mystérieusement présent sous les espèces du pain et du vin consacrés. Son Corps est, comme il le dit lui-même, « la vraie nourriture ». Il ne faut cependant pas négliger la parole de Dieu, car lui, le Verbe de Dieu, est le Pain de vie (cf. Jn 6, 33-35). Il ne faut pas non plus oublier l’Église, qui est également reconnue comme le Corps du Christ (cf. 1 Co 12, 27).
Le concile Vatican II nous enseigne que l’Eucharistie est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne » (Lumen Gentium, 11). Il est donc bon de venir puiser à cette source pour nourrir notre vie de foi.
p. Serard+, curé
