L’Église attire déjà notre regard vers la fête de la Pentecôte. L’Esprit-Saint sonne à notre coeur dès la liturgie de ce dimanche.
Dans leur élan missionnaire qui les pousse à annoncer l’Évangile aux Samaritains, les apôtres Pierre et Jean viennent donner l’Esprit-Saint aux nouveaux disciples. Les apôtres poursuivent ainsi l’œuvre rédemptrice initiée par le baptême en Jésus Christ, par le don de la plénitude de l’Esprit-Saint dans ce que nous appelons aujourd’hui le sacrement de la confirmation (cf. Ac 8, 17). Puis saint Pierre, dans sa première lettre, enseigne à ses lecteurs que notre espérance naît du fait que, même si Jésus « a été mis à mort dans la chair », il a été « vivifié dans l’Esprit » (1P 3, 18). La mort n’a pas pu avoir le dernier mot. Enfin, saint Jean se souvient que Jésus disait à ses disciples qu’il intercèderait auprès du Père, pour qu’ils reçoivent « l’Esprit de Vérité ». (Jn 14, 17)
Sans le don de l’Esprit-Saint, l’œuvre du salut réalisée par le baptême demeure comme en attente. Le baptême nous ouvre pleinement à la vie nouvelle, mais le don de l’Esprit-Saint vient en déployer toute la fécondité. Pour cette raison, il nous faut prendre conscience que le chrétien n’est pas d’abord quelqu’un qui adhère à une doctrine, à des dogmes et à de beaux principes. Le chrétien est poussé par l’Esprit-Saint à suivre Jésus-Christ qui nous entraîne dans la communion de la Trinité. Sans l’Esprit-Saint, le baptême ne demeurerait qu’un événement, certes joyeux, de notre vie, et notre vie spirituelle se réduirait au souvenir de ce moment. L’Esprit-Saint nous conduit à la réalisation de la promesse que Jésus a faite à ses disciples. Invoquons régulièrement l’Esprit-Saint.
p. Serard+, curé
