Le triduum pascal, sommet de l’année chrétienne, s’achève par la Vigile Pascale. En cette nuit sainte, les lectures nous font parcourir les grandes étapes de l’histoire du Salut, en commençant par la création.
Commencer par la création est essentiel : elle a été abîmée par le péché, mais Dieu ne l’abandonne pas. En ressuscitant son Fils, il restaure la création abîmée, fait toutes choses nouvelles et renouvelle la création tout entière.
Trois points peuvent retenir notre attention :
Dieu est à l’origine de tout. Avant toute chose, Dieu est. La création n’est pas le fruit du hasard, mais d’un amour. À chaque étape, Dieu voit que « cela était bon ». Notre existence elle-même est un don. Et l’homme, créé à l’image de Dieu, porte une dignité unique.
Dieu est fidèle, même lorsque nous l’oublions. L’histoire du Salut est aussi celle de nos infidélités. Le peuple se détourne, mais Dieu reste fidèle. Il ouvre un chemin, il parle, il relève. « Dans ma grande tendresse, je te ramènerai » (Is 54, 7). Cette fidélité atteint son sommet lorsque Dieu ressuscite son Fils : il ne renonce jamais à l’homme.
Dieu nous ouvre à des horizons inattendus. Qui aurait imaginé qu’un tombeau vide serait une bonne nouvelle ? Dieu dépasse toujours nos attentes : « Mes pensées ne sont pas vos pensées » (Is 55, 8). La résurrection n’est pas un retour en arrière, mais une vie nouvelle.
Comme le dit saint Paul : « le Christ ne meurt plus » (Rm 6, 9) : par le baptême, nous sommes appelés à vivre déjà de cette vie nouvelle.
Rendons grâce à Dieu, pour toutes les grâces que nous recevons !
Il est vraiment ressuscité Alléluia ! p. Serard+, curé
